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Mazarin

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default Le cardinal Jules Mazarin

Message par berenice le Ven 27 Aoû - 15:39

Jules Mazarin (Giulio Mazarini) naquit le 14 juillet 1602 à Pescina, en Italie. Son père était au service du Prince Colonna. On ne sait que très peu de choses sur les origines des Mazarin. Certains indices laissent supposer qu'ils possédaient des terres constituant un petit domaine en Sicile, peut-être dans la vallée de Mazzaro, d'où fut peut-être tiré leur nom de Mazarini, francisé par la suite en Mazarin.

La République de Venise puis la République de Gênes ont inscrit le cardinal dans les livres d'or de leur noblesse mais il semblerait que la famille Mazarini n'était pas d'extraction aussi ancienne que le prétendait Mazarin, qui, devenu cardinal et l'un des plus brillants hommes d'État du XVIIème siècle, chargea plusieurs généalogistes de lui trouver des ancêtres prestigieux.

Très jeune, Mazarin se fit remarquer par sa vive intelligence, son excellente mémoire et sut très vite user de son charme personnel dont il connaissait la puissance. Il fit de brillantes études et fut reçu docteur en droit canon et docteur en droit romain.

Sa famille, appartenant à une petite gentilhommerie, Mazarin ne pouvait prétendre à une grande charge réservée à la haute noblesse et, seule l'Église pouvait donc lui apporter de vraies possibilités d'ascension sociale. Pourtant, il refusa de devenir prêtre, de s'insérer dans un ordre car il aimait trop la vie, le luxe, les plaisirs. Confiant en sa bonne étoile, il avait la certitude qu'un destin exceptionnel lui était réservé.

Mazarin avait des talents de comédien et garda toute sa vie le goût du théâtre à l'italienne.

En 1626, capitaine dans l'armée pontificale, il sut gagner habilement la confiance de ses chefs, sachant parfaitement s'exprimer, parler et écrire avec facilité et connaissait trois langues dont le français ainsi que le castillan, appris lors d'un séjour en Espagne et qui lui servit pour gagner la sympathie de la Reine Anne d'Autriche. Il avait une bonne éducation mondaine, savait écouter, observer et rédiger des comptes rendus le mettant en valeur, puis il commença à révéler ses talents de diplomate qui lui ont permis de devenir ce brillant homme d'État.

Après cette expérience militaire, Mazarin devint le secrétaire, avec le grade et l'uniforme de capitaine, du nonce apostolique Sacchetti, à Milan. Puis servi par une chance extraordinaire, il devint capitaine-nonce intérimaire en remplacement de Sacchetti nommé par le Pape Urbain VIII pour diriger la banque pontificale. Possédant une solide santé, soutenu par son ambition démesurée et déployant une activité incroyable, il va enfin pouvoir donner toute sa mesure et ainsi asseoir sa réputation de diplomate.

En 1630, envoyé à Lyon par le pape, il propose une trêve France / Espagne à Richelieu.

En 1631, il contribua à la paix de Cherasco.

Mazarin prit parti pour la France et rendit plusieurs services officieux à Richelieu qui l'avait pris en grande sympathie.







Mazarin
par Philippe de Champaigne

En mai 1632, le pape Urbain VIII lui octroya un canonicat à Saint-Jean-De-Latran. C'était une grande faveur sans compter les nombreux avantages, mais Mazarin fut déçu de devoir quitter Paris pour retourner à Rome où il devait participer aux offices et surtout porter la tonsure et la soutane. Mais en novembre 1632, après une nouvelle mission à Paris dont l'avait chargé Urbain VIII, Mazarin, devenu clerc, s'y résigna. Satisfait, le pape l'éleva aussitôt au rang de pronotaire apostolique, soit évêque, ce qui lui conférait le titre de " Monsignore " et le droit de porter l'habit violet.

En 1633, Urbain VIII lui donna la qualité de Référendaire, l'agrégeant ainsi à ses familiers, privilège envié et largement rétribué. Il fut rattaché à la maison du neveu du pape, le cardinal Antoine, légat d'Avignon, qui n'avait nullement l'intention d'abandonner la joyeuse vie qu'il menait en son palais, à Rome, pour s'installer dans cette légation. Mazarin fut donc nommé vice-légat d'Avignon pour le suppléer et nullement pressé d'y résider, préféra assumer les fonctions d'intendant du palais Barberini et participer aussi à cette joyeuse vie.

De 1634 à 1636, nouvelle mission à Paris comme nonce à la cour de France où il fut accueilli à bras ouverts par le Roi, la Reine, les ministres, surtout Richelieu, et toute la haute société.

Après l'échec de sa mission et malgré le soutien du Roi et de celui du Cardinal, il dut, sur ordre du pape, quitter Paris pour sa vice-légation d'Avignon.

De retour à Rome, sa nomination comme cardinal en France fut retardée à cause de certaines intrigues (1638).

Il se fit naturaliser (1639) et pu ainsi se mettre au service du Roi Louis XIII et de Richelieu.

En 1640-1641, Mazarin fut enfin nommé Cardinal de la couronne de France grâce au soutien de Richelieu, devenu son protecteur et ami.

Le 4 décembre 1642, décès du Cardinal De Richelieu.

Le 5 décembre 1642, Mazarin fut nommé Principal Ministre de l'État, soit Premier Ministre comme l'avait recommandé Richelieu mourrant qui voyait en lui son digne successeur.

À partir de 1643, Mazarin gouverna la France durant la régence d'Anne d'Autriche et resta premier ministre jusqu'à sa mort, et ce, malgré de fortes oppositions.

À la mort de Louis XIII, à peine au pouvoir, il dut affronter l'hostilité des Grands dans l'affaire de la Cabale des Importants (1643) où un complot pour l'assassiner fut déjoué.

Mazarin dominait entièrement Anne D'Autriche que ses fonctions de régente dépassaient surtout dans cette conjoncture si délicate.

Malgré les succès militaires et diplomatiques mettant enfin un terme à la guerre de Trente Ans (traité de Westphalie-1648), les difficutés financières s'aggravèrent rendant les mesures de Mazarin de plus en plus impopulaires. Ce fut l'une d'elles qui déclencha la première fronde, La Fronde Parlementaire (1648) dont Mazarin, malgré le déchaînement des pamphlets " Mazarinades ", vint finalement à bout (paix de Rueil-1649) en divisant ses adversaires.

Mais la seconde fronde, La Fronde Des Princes (1650-1652), qui fut fortement amplifiée par l'arrestation de Condé (1650), allait lui succéder immédiatement. Mazarin fut obligé de s'exiler à deux reprises (1651 et 1652) tout en continuant de gouverner par l'intermédiaire d'Anne D'Autriche et de fidèles collaborateurs comme Hugues De Lionne (1611-1671) et Michel Le Tellier (1603-1685).

Sorti vainqueur de cette tourmente, il revint à Paris où il fut cette fois, acclamé par le peuple lassé de toutes ces guerres et devint encore plus puissant.

Très proche d'Anne d'Autriche, il semblerait qu'un tendre sentiment les liait bien qu'il n'existât aucune preuve de liaison, ni de mariage secret entre eux. Jusqu'à la fin de sa vie, Mazarin se consacra entièrement à servir les intérêts de la France et du jeune Roi Louis XIV, son filleul.

Le 7 juin 1654, sacre de Louis XIV avec une cérémonie voulue grandiose par Mazarin et qu'il organisa avec tout l'art d'un metteur en scène. Après ces deux frondes, Mazarin voulait par ce sacre de Louis XIV, proclamer la victoire du Roi, l'alliance du jeune Roi avec son royaume et l'union avec son peuple.

Maintenu plus que jamais dans ses fonctions de premier ministre, Mazarin va réussir à restaurer l'autorité royale en parvenant à restreindre les droits du parlement et en luttant également contre les Jansénistes. Il réussit également à mettre un terme à la guerre contre l'Espagne (Paix Des Pyrénées-1659) et appuya de tout son pouvoir Anne d'Autriche dans son projet de mariage entre Louis XIV et l'Infante d'Espagne, Marie-Thérèse, notamment en exilant sa propre nièce, Marie Mancini, dont le roi s'était épris au point de vouloir l'épouser et d'annuler son mariage avec l'Infante, ce qui aurait été très lourd de conséquences pour la France. Louis XIV finit par se plier à leurs exigences et, résigné, épousa pour raison d'État, l'Infante Marie-Thérèse, le 9 juin 1660.

Dans la guerre du Nord entre les puissances de la Baltique, Mazarin en fut encore l'arbitre.

Grand homme politique mais aussi grand mécène, il sut profiter de ses fonctions pour amasser une immense fortune.

Il fonda l'Académie Royale de peinture et de sculpture en 1648 et réussit à reconstituer après la fronde, une grande bibliothèque, c'est l'actuelle bibliothèque Mazarine.

Mazarin, usé et fatigué par une vie entièrement dévouée au service de la France, tomba gravement malade, après la cérémonie du mariage de Louis XIV à tel point qu'on se demandait s'il pourrait tenir durant celle-ci : il souffrait tellement après qu'il n'a pas pu se lever de son lit quand la Reine Anne d'Autriche est venue lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles, et il lui a montré ses cuisses et ses mollets qui étaient quasi réduits à l'os (très maigres), des lunules blanches et violettes tachetaient sa peau fripée. Il gémissait et avait des quintes de toux.

Le 6 février 1661 un incendie a ravagé la galerie des rois, au Louvre, au dessous des appartements de Mazarin, incapable de marcher il sera évacué dans sa chaise à porteurs. Meurtri par l'émotion, surtout une très grande peur de brûler dans lit, il ne s'en remettra plus.

Il mourut après un mois d'agonie au Château de Vincennes le 9 mars 1661, non sans avoir amèrement regretté de devoir quitter tous ses biens qu'il chérissait tant, et accusant les médecins de l'avoir tué. Peu avant sa mort, il lègua la totalité de ses biens au roi qui les lui restitua, lui permettant ainsi de distribuer toute son immense fortune à sa famille. Il se démit de ses fonctions de surintendant de la maison de la Reine-Mère et aussi de celles de surintendant de la maison de la Reine Marie-Thérèse au profit de ses deux nièces.

Mazarin est mort des suites d'une longue maladie. D'après les médecins de l'époque, il avait une gravelle compliquée d'hémorroïdes et une exténuation des jambes qui est le chemin de l'hydropisie : l'un d'eux (Dr Brayer) disait que c'était la rate, un autre (Dr Guenaud) le foie et Vallot (médecin de la cour) de l'eau dans les poumons ! Pour d'autres, ce n'était ni la gravelle ni la goutte, il y avait une polémique au sujet de sa maladie et personne n'était d'accord !

À l'autopsie, les médecins lui trouvèrent " une petite pierre dans le coeur ", il devait s'agir d'une petite concrétion d'origine lipidique. D'après d'autres, il est mort de néphrite, oedème pulmonaire et urémie, ce qui reprend les troubles dont il souffrait.


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Message par berenice le Ven 27 Aoû - 15:40

Vous pouvez illustrer par des portraits.
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Message par Invité le Lun 12 Déc - 14:38

Jules Mazarin ; Prélat et homme d’État français d’origine italienne né à Pescina dans les Abruzzes le 14 juillet 1602 et décédé au Château de Vincennes le 9 mars 1661, Mazarin fils de Pietro Mazarini et d’Hortense Buffalini tous deux d’origine romaine, il fera ses études chez les Jésuites à Rome, puis à 20 ans va étudier, pendant deux ans, le droit en Espagne.



Capitaine dans un régiment pontifical, en 1624 il deviendra diplomate toujours au service de la papauté en 1626 en tant que secrétaire d’un nonce.

Pendant sa rencontre avec Richelieu, lors de négociations à Lyon en 1630, ce dernier le gagne à ses vues, et désormais Mazarin tendra à défendre officieusement le point de vue français auprès du Vatican.

En décembre 1639 Richelieu, décidé d’attacher à la France un si habile diplomate, fit revenir Mazarin à Paris, le chargea des négociations de paix avec la Savoie et lui fit accorder ses lettres de naturalisation. En effet Richelieu voyait en lui, à cause de ses talents diplomatiques l’homme qui connaissait le mieux les affaires européennes. Voulant en faire son héritier politique, il obtient pour lui, en 1641, le chapeau de cardinal et le recommande sur son lit de mort à Louis XIII. Mazarin entre alors au Conseil du roi.

Quatre jours après la mort de Louis XIII, le 18 mai 1643, Anne d’Autriche, régente de Louis XIV le choisit comme Premier ministre et comme tuteur de son fils alors âgé de 5 ans. Si on a souvent évoqué un mariage secret entre la régente et Mazarin, jamais on ne put le prouver. Elle aura cependant pour lui une affection qui ne se démentira jamais.

Il fut sans aucun doute bien plus puissant que Richelieu, Anne d’Autriche le laissant seul maître des orientations de la politique. Gaston d’Orléans frère de Louis XIII devint lieutenant général du royaume et le prince de Condé chef du Conseil, nominations qui avaient surtout pour but d’éviter une rébellion des grands du royaume.

C’est dans les relations extérieures qu’il se distinguera le plus. Il est partie prenante dans le règlement de la guerre de Trente Ans, menant à bien les négociations des traités de Westphalie.

Il passa aussi une grande partie de son temps à rétablir l’autorité royale et à continuer l’éducation de son filleul Louis XIV qui fut couronné à Reims le 7 juin 1654. C’est aussi avec son talent de diplomate qu’il réussit à conclure le mariage entre Louis XIV et l’Infante d’Espagne Marie-Thérèse en 1660. Ce sera son dernier succès.

Ses origines italienne rappelant par trop le « règne » de Concini, une partie de la noblesse craignant d’être écartée une nouvelle fois des affaires se ligua contre lui. Puis se fut le tour des parlementaires et des paysans. On peut citer pour mémoire « La cabale des Importants » (1643), « La Fronde » (1648-1653). Il ne faut pas non plus oublier les très célèbres « mazarinades » pamphlets souvent mordants et orduriers qui mettaient Mazarin en cause.

Bien plus riche encore que Richelieu, sa fortune s’élevait à environ à 35 000 000 de livres. A sa mort le 9 mars 1661, il légua cette dernière au roi qui la refusera.

On lui doit la bibliothèque Mazarine, qu’il légua à l’actuelle Académie Française et l’Académie royale de peinture et de sculpture.

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