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Catherine II de Russie

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default Catherine II de Russie

Message par Invité le Ven 2 Déc - 22:43

Catherine II de Russie



Sophie d’Anhalt-Zerbst, fille d’un petit prince allemand au service du roi de Prusse, est née le 21 avril 1729 à Stettin en Poméranie. Pourtant rien ne predestinait cette fille, timide et réservée à régner sur l'Empire russe. Elle fut surnommée " Figchen", puis "Grande Catherine" .

C'est à peine à l'âge de 15 ans que la jeune fille paraît à la cour de Moscou. L’impératrice Élizabeth de Russie, au faîte de sa splendeur et de son pouvoir, l’a choisie, elle, adolescente de petite noblesse, pour épouser son neveu et héritier, le futur tsar Pierre III. Malgré le peu d’empressement du fiancé, le dédain de la cour, la petite Sophie manifeste déjà une ténacité qui jamais ne la quittera.

Sophie Augusta Frédérique d’Anhalt-Zerbst était une fillette gauche mais ambitieuse ; elle aspirait à devenir une grande dame. Dans ses Mémoires, elle écrit « Dès 14 ans, je fus convaincue d’être un affreux petit canard et je m’efforçai d’acquérir d’autres qualités ».

Parmi ces dernières, elle posséda sans aucun doute l’assurance et le courage, car, tout au long de sa vie, elle ne recula jamais devant une difficulté. Tout comme elle sut démontrer sa ténacité quand on parla d’elle comme possible épouse de Pierre, grand-duc de Russie, le neveu et l’héritier désigné de l’impératrice Élizabeth. Cette dernière, fille de Pierre le Grand, régnait solitaire sur l’immense empire russe.

Pierre, être faible et puéril, n’était pas mûr pour le mariage, mais Sophie Augusta Frédérique, elle, l’était pour le trône. Elle embrassa la religion orthodoxe (Allemande, elle «était protestante), prit le nom, plus russe, de Catherine, et se mit à étudier le russe avec acharnement. Son mariage avec Pierre fut célébré en 1745 à Saint-Pétersburg.
Son époux continua à jouer à la poupée alors qu’elle étudiait la philosophie et l’économie, se préparant pour le grand jour où elle monterait enfin sur le trône. Ce jour-là n’était pas loin…


Catherine classait et montait à cheval comme un homme. Dédaignée et haïe par son mari ; elle eut des aventures avec des officiers et des dignitaires du palais. De l’une de ces liaisons naquit un garçon, Paul, que son mari reconnut cependant comme son fils et héritier.

À la mort d’Élizabeth, en janvier 1762, Pierre monta sur le trône sous le nom de Pierre III, mais, dès son avènement, il manifesta des troubles mentaux certains. Le 27 juin suivant, avec l’aide des soldats des régiments d’Ismailovskii et de Preibrazhenski, Catherine s’empara du pouvoir et fit enfermer son mari dans une maison de campagne des princes Orlov.

Quelque temps plus tard, Pierre III fut retrouvé étranglé dans son lit (Sans que l’on n’ait jamais su qui avait commis ce crime). Soupçonnée, Catherine protesta toujours de son innocence. Dès lors, Catherine II, seule sur le trône de Russie, pouvait régner sans partage, comme elle l’avait toujours rêvé. Son règne devait durer trente-quatre ans et connaître un rayonnement mondial.

Lectrice assidue des philosophes et des historiens français (son institutrice était française), Catherine entretient une correspondance avec Voltaire, Diderot et Grimm. Elle créa des écoles, une Académie des Lettres, et ne cessa d’encourager la vie intellectuelle et artistique de son pays. Dès le début de son règne, elle demanda au philosophe d’Alembert de diriger l’éducation de son fils. Elle proposa à Diderot de l’héberger à Saint-Pétersburg pour y achever l’Encyclopédie, que la censure française l’interdisait.

Mais surtout, Catherine voulut faire progresser la société russe, très arriérée par rapport au reste de l’Europe. Elle rédigea un programme de réformes et réunit une commission chargée d’appliquer les changements concernant la position juridique de ses sujets, la prévention des délits, le droit de propriété et l’abolition du servage.

Catherine proposa également de supprimer la torture, qui était régulièrement pratiquée au cours des interrogatoires, et offrit aux paysans de siéger parmi les juges dans les procès de caractère agricole ou foncier.

Cet ambitieux programme fut proposé sous le nom de Nakaze ou Instruction pour la confection du nouveau code à une « commission législative » qui comprenait près de six cents députés venant de tous les corps d’état et de toutes les races d’Europe.


Naturellement, les bonnes intentions de l’impératrice se heurtèrent à l’ opposition farouche des nobles. Mais Catherine pouvait compter sur l’appui et la sympathie de l’armée, car parmi ses officiers, il y avait de nombreux cadets d’illustres familles. Ceux-ci, n’étant pas les aînés, n’avaient pas droit au partage des terres familiales. La noblesse trouva de nombreux moyens d’échapper aux mesures de la tsarine. Par exemple, on déplaçait ou on séparait les familles de serfs, lesqueld, chassés de la terre qu’ils avaient travaillée pendant des générations, se résignaient à partir dans de nouvelles fermes, très éloignées.

Ces malheureux, habitués au climat rigoureux du Nord, se retrouvèrent dans les zones chaudes malsaines de la dépression de la mer Caspienne, entre les embouchures de la Volga et de l’Oural. Ils remplaçaient ceux qui y avaient travaillé pendant des dizaines d’années, lesquels, à leur tour, étaient transférés dans les régions froides du Nord.

Ces pauvres gens acceptaient sans se rebeller leurs dures conditions de vie : leur seule obsession, c’était de survivre. Catherine avait souhaité l’affranchissement des serfs, mais il faut reconnaître que sous son règne, leur condition s’aggrava nettement.

Iamelian Pougatchev, un cosaque déserteur de la région du Don, prit la tête des insurgés en 1773. Ces derniers s’étaient révoltés pour des raisons religieuses et aussi parce qu’ils étaient las des vexations que leur imposaient les fonctionnaires impériaux. Pougatchev se fit passer pour le tsar Pierre III, échappé des geôles de Catherine et revenu de son exil.

Les pauvres moujiks, ignorants et superstitieux, le crurent et se joignirent à lui, armés de leurs seuls outils de travail, tandis que des soldats et des officiers dissidents, évadés dans camps et des prisons, venaient grossir les rangs de son « armée ». La rébellion s’étendit bientôt aux riches plaines du sud du pays, et Pougatchev arriva sous les murs de Moscou. Mais ses troupes, hétéroclites et mal organisées, furent défaites lors d’un affrontement en rase campagne, et lui –même fut fait prisonnier.

Enfermé dans une cage où il fut livré aux quolibets de ceux-là même qu’il avait voulu libérer de la servitude, Pougatchev fut finalement torturé et décapité à Moscou en janvier 1775. Cette révolte des paysans eut pour conséquence une sanglante répression, et la tsarine, qui avait commencé son règne avec des idées libérales et novatrices, adopta dès lors une politique d’absolutisme total.

Néanmoins, Catherine voulut connaître personnellement les conditions de vie de son peuple et effectua des voyages épuisants à travers son immense empire.

Toujours accompagnée de quelques-uns de ses nombreux favoris (Gregori Orlov et Gregori Potemkine, qui fut aussi son Premier ministre, ont été les principaux), elle sillonna les provinces les plus reculées. En même temps, elle mena une politique d’expansion : elle participa au partage de la Pologne et plaça sur son trône un de ses favoris, Stanislas Poniatowski ; elle envoya des régiments au delà du Kazakhstan, au cœur de l’Asie centrale, et en Mandchourie, arrivant pratiquement jusqu’aux côtes de l’océan Pacifique, sans tenir aucun compte des droits des populations locale de Sibérie et de Mongolie.

C’est alors que Catherine II s’attribua le titre grandiose d’ « Impératrice de toutes les Russies »

Mais l’expansionnisme de l’impératrice se heurta principalement à l’Empire turc, qui occupait une grande partie des territoires situés autour de la mer Noire, et notamment l’étroit passage du Bosphore, interdit à la flotte russe.

C’est ainsi que se succédèrent plusieurs guerres entre les Russes et les Turcs. Le sultan ottoman s’était proclamé défenseur de la Pologne. Les Russes, très bien armées et commandés, occupèrent la Moldavie, la Valachie et la Crimée.

Cette dernière province était turque depuis 1475, et la victoire russe de 1783 anéantit, dans cette grande péninsule de la mer Noire, la civilisation ottomane et islamique. Les Tartares qui la peuplaient émigrèrent par centaines de milliers devant la progression des troupes russes, tandis que leur armée combattait vainement pour le sultan Abdulhamid1er dans les montagnes de Moldavie. La Crimée conquise, Catherine annexa la Biélorussie, ou Russie Blanche, un pays autonome que s’étaient toujours disputé la Pologne et la Lituanie, ainsi que les régions méridionales jusqu’au Dniepr. En 1787, Catherine effectua un voyage en Crimée avec l’empereur d’Autriche, Joseph II, jetant les bases d’un partage de l’Empire turc décadent entre la Russie et l’Autriche.

L’ambition de Catherine était de reconstituer l’Empire d’Orient et de se faire couronner impératrice à Sainte-Sophie de Constantinople, devenant ainsi l’héritière des empereurs de Byzance. De fait, ces années- là, ses vaisseaux défirent la flotte turque dans la mer Égée. Mais la mort imprévue de Joseph II arrêta les hostilités. Son successeur, Léopold II, ne voulut pas poursuivre la guerre, redoutant le mécontentement de la population autrichienne et l’émergence de la Révolution française. Il alla même jusqu’à restituer aux Turcs les territoires occupés par les armées russes.

Toutefois, Catherine conserva les riches terres situées entre le Dniestr et le Bug, au centre desquelles se dressera bientôt la ville d’Odessa. Ayant ainsi renforcé ses frontières méridionales, Catherine II se préparait à affronter les armées françaises qui, à la suite des succès remportés par la Révolution, se tournaient contre l’Angleterre, l’Autriche et la Prusse. Mais la mort la frappa à Saint-Pétersbourg en 1796. Elle était âgée de 67 ans.

L’impératrice de toutes les Russies laissait un pays qui, s’il n’était pas barbare, n’avait pas profité des réformes promises au début du règne ; un pays en proie au mécontentement et à la famine, comme c’est toujours le cas après des années de guerre et de luttes intestines. Les historiens portent sur Catherine II des jugements divers, car, si elle voulut sincèrement effectuer des réformes, elle entraîna son peuple dans des guerres étrangères inutiles et sanglantes. De son œuvre culturelle, cependant, naîtra, à la génération suivante, une authentique littérature russe.



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