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Victoire de Donnissan, Marquise de LA ROCHEJAQUELEIN

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default Victoire de Donnissan, Marquise de LA ROCHEJAQUELEIN

Message par Invité le Mar 27 Sep - 0:55

Issue d'une famille influente à la cour de Versailles, elle était fille unique de Guy Joseph de Donnissan, maréchal de camp, grand sénéchal de Guyenne, et de Marie-Françoise de Durfort de Civrac ;
elle appartenait ainsi aux familles les plus distinguées. Élevée avec le plus grand soin, elle n'avait que dix-sept ans lorsque éclatèrent les premiers orages de la Révolution française.
À la fin de 1789, elle vient avec son père et sa mère s'établir au château de Citran, dans le Médoc ;
c'est là qu'en 1791 elle épouse son cousin, Louis Marie de Lescure, jeune officier .Lescure prend la résolution d'émigrer, et, dans ce but, se rend avec sa femme à Paris dans l'été de 1792.
Renonçant au projet de quitter la France, Lescure pense que le parti le plus sage est de se retirer dans ses propriétés auprès Bressuire,dans les Deux-Sèvres,au château de Clisson
Lescure, suivi de son cousin Henri de La Rochejaquelein, qui est le premier à se mettre à la tête des paysans, Bonchamps, Charette, Elbée, Stofflet, Cathelineau se montrent à l'envi sur les champs de bataille, et la lutte acquiert des proportions gigantesques. Tant qu'elle est favorable aux Vendéens, Madame de Lescure reste éloignée de son mari, et retirée au château de la Boulaye.

Elle rejoint son époux, qui a eu le bras fracassé lors de l'attaque de Saumur ; elle l'accompagne dans ses courses périlleuses. Le château de Clisson est brûlé ; des flots de soldats républicains inondent la Vendée. Les Vendéens, écrasés sous le nombre, décident de chercher un refuge de l'autre côté de la Loire, résolution funeste, puisqu'en s'éloignant de leurs foyers, en s'aventurant dans un pays qui leur est hostile, en s'embarrassant d'une multitude de femmes et de fuyards, de non-combattants qui gênant leurs mouvements, ils ne peuvent échapper à de grands désastres.

Madame de Lescure suit cette expédition avec sa petite fille âgée d'un an, marchant à pied à côté du brancard sur lequel son mari est transporté ; elle est enceinte, et ce n'est que par une sorte de miracle qu'elle survit à de si vives secousses. Le 4 novembre, Lescure expire. Pendant les six semaines qui s'écoulèrent depuis la mort de Lescure jusqu’à la dispersion de l'armée vendéenne, sa femme eut à endurer le froid, la faim, la fatigue, la misère, les alarmes les plus cruelles ;
dévorée par la fièvre, portant un costume de paysanne, pendant plusieurs jours elle n'eut pour nourriture que quelques oignons qu'elle arrachait dans les champs ; accablée de lassitude, elle prit parfois de courts moments de sommeil sur la paille, au bruit du canon dont les boulets tombaient près d'elle. Aux derniers instants de la déroute, elle fut obligée de se séparer de sa fille, qu'elle confia à une famille de paysans près d'Ancenis

Accueillie avec hospitalité, elle passa l'hiver de 1793 à 1794 avec des cultivateurs que leur pauvreté mettait à l'abri des poursuites révolutionnaires et qui étaient habitués à une vie de fatigues et de privations. Son aspect et celui de madame de Donnissan étaient si misérables, que ces femmes, qui avaient si souvent fait l'aumône, furent plusieurs fois exposées à la recevoir. Souvent obligées de prendre la fuite, de se sauver dans les bois afin d'échapper aux perquisitions des bleus, leur vie ne fut qu'un tissu d'inquiétudes incessantes, d'alertes, de périls, de terreurs de tous les moments.
Ce fut au milieu de ces terribles épreuves que Madame de Lescure accoucha de deux petites filles ; elle passa ensuite un mois dans une chaumière inhabitée depuis plusieurs années, et dont elle avait soin de tenir la porte et les fenêtres fermées afin de ne pas attirer l'attention. Elle apprit dans cette misérable demeure la mort d'une des deux jumelles

Une amnistie fut enfin proclamée, et madame de Lescure se rendit à Nantes, où elle retrouva des personnes qui avaient éprouvé des malheurs aussi grands que les siens. Elle partit ensuite pour aller habiter le château de Citran dans le Médoc

il y eut une recrudescence de persécution contre les royalistes ; madame de Lescure, qui avait été inscrite sur la liste des émigrés, quoiqu'elle ne fût pas sortie de France, dut s'éloigner, et elle passa quelque temps en Espagne ; elle put revenir après le 18 brumaire, et elle rentra en possession de ceux de ses biens qui n'avaient pas été vendus, ainsi que de la fortune de son mari.

Au mois de mars 1802, cédant aux instances de sa mère, elle épousa son cousin Louis de la Rochejaquelein, frère de Henri, le plus célèbre des généraux vendéens. Sa vie s'écoula alors paisiblement, soit à Citran, soit à Clisson, dans le Poitou. En 1808, elle avait déjà cinq enfants. Son mari se refusa à accepter toute fonction pendant l'empire, et, dans les premiers mois de 1814, il travailla à provoquer un soulèvement dans la Vendée ; il contribua puissamment au mouvement qui fit, le 12 mars, proclamer à Bordeaux le retour des Bourbons.

La première Restauration fut pour cette famille si éprouvée une période heureuse. Créé maréchal de camp et commandant les grenadiers à cheval de la maison du roi, Louis était en possession de toute la faveur royale lorsque survinrent les Cent-jours. Il crut devoir à son nom et aux antécédents de sa race de recommencer une lutte infructueuse ; le 4 juin, à la ferme "les Mattes" entre Le Perrier et St Hilaire de Riez, il tomba frappé d'une balle au moment où il examinait la position d'une colonne de troupes impériales.

Sa femme, cherchant de nouveau une retraite en Espagne, s'était rendue à Saint-Sébastien avec sa jeune famille ; ce fut là qu'elle apprit la nouvelle de la mort de son second époux, mort qui rappelait si tristement la fin du premier. La seconde Restauration fit de son fils aîné un pair de France ; elle eut alors quelques années de repos qu'elle employa à soulager les misères qui s'étaient, durant des luttes sanglantes, appesanties sur la Vendée ; mais la révolution de 1830 devait apporter de nouvelles blessures dans ce cœur si souvent frappé.

Le fils aîné de la marquise, après avoir pris une part active à l'essai d'insurrection que la présence de la duchesse de Berry provoqua en 1832, se rendit en Portugal et fut tué le 5 septembre 1833, en combattant avec les partisans de don Miguel.
Fille, femme, sœur, mère, madame de la Rochejaquelein avait vu tomber autour d'elle tous ceux qu'elle avait aimés.

En 1832, s'éloignant d'une contrée qui lui rappelait de si tristes souvenirs, elle vint s'établir à Orléans, ville où l'appela le voisinage de deux de ses filles qui, ayant été mariées, habitaient les environs. De nombreux prévenus royalistes qui avaient pris part au soulèvement de la Vendée ayant été envoyés à Orléans pour y être jugés, elle se multiplia pour leur rendre service, pour les assister, et elle eut la satisfaction de les voir presque tous acquittés. Devenue aveugle, elle expira le 15 février 1857.




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default Re: Victoire de Donnissan, Marquise de LA ROCHEJAQUELEIN

Message par CAT le Mar 27 Sep - 7:14


elle est née à Versailles ..

ben dis donc ce ne fut pas une vie facile ! et elle est arrivée a 85 ans quand même !!
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